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7 - 7 raisons de faire évoluer votre management

Aujourd’hui, je vais vous partager mon évolution de dirigeant et les bénéfices que vous pouvez tirer à faire de même.

Au début de mon parcours de dirigeant, j’ai simplement considéré que mon rôle était de donner des ordres et vérifier que les tâches étaient exécutées, sans état d’âme. 

Ce que j’ai obtenu des personnes à qui j’ai donné ces ordres :

-des tensions internes, 
-une absence d’initiative,
-des tâches effectuées à minima,
-une baisse du résultat de l’entreprise,
-des nœuds à l’estomac en allant au travail, 
-une surcharge de travail à tout vérifier ou compléter,
-une insatisfaction grandissante de nos clients internes ou externes.

J’ai commencé à me former. 

On m’a enseigné des automatismes. Telle situation = tel comportement. Ce fut mieux mais cela était très artificiel. Comme si le monde du travail était un théâtre où l'on jouait un rôle nécessaire mais inconfortable. Les limites de l’exercice étaient bien visibles.

Et puis, j’ai appris qu’un autre chemin était possible. 

Ce chemin est celui de « l’entreprise libérée ». Il n’est pas adapté à tout le monde. C’est un modèle tellement différent de nos sociétés hiérarchisées qu’il est probablement difficile pour le commun des dirigeants à mettre en œuvre. 

J’ai pu le faire car j’ai un avantage injuste sur le dirigeant hiérarchique : je suis introverti, je n’aime pas la lumière, j’aime déléguer et je suis heureux que mes équipes reçoivent les honneurs de leur travail. La vraie souffrance était pour moi le modèle hiérarchique traditionnel. On me demandait sans cesse des décisions sur lesquelles chacun savait mieux que moi, ne me le disait pas, et critiquait mes choix ensuite. Dans ce modèle, j’étais un faible.

Aujourd’hui, je souris. 

Le contexte est tel que les dirigeants hiérarchiques sont dans l’obligation d’assouplir leur management pour attirer ou simplement garder les talents. 

Richard Buckminster Fuller a dit :

vous ne changez jamais les choses en combattant la réalité existante. Pour changer les choses, construisez un nouveau modèle qui r​endra le modèle existant obsolète.

C’est ce qui est en train de se produire.

Bonne nouvelle, la transition n’a ni besoin d’être violente, ni besoin d’être rapide. Au contraire, il vaut mieux prendre son temps. Beaucoup de ce que vous découvrirez dans mes écrits est basé sur la confiance. Et la confiance se gagne avec le temps, uniquement.

Alors de quoi s’agit-il ?

Changer votre posture managériale

Il faut renverser le rôle de manager et passer d’une posture : « Je te dis ce que tu dois faire » (tu es à mon service) à une posture « en quoi puis-je t’aider à accomplir ta mission ? » (je suis à ton service).

Le reste ne sont que les outils permettant à l’organisation de vivre selon cette posture.

Pour quels bénéfices ?

Un manager adoptant cette nouvelle posture obtiendra les bénéfices suivants :

  • des tâches effectuées consciencieusement. Par défaut, tout le monde fait son travail du mieux possible. Seule une opinion négative de celui qui demande, amène quelqu’un à dégrader son travail, volontairement ou non.

  • une amélioration de la satisfaction client. Avec le soutien de son manager, la personne en charge d’un client fera le maximum pour l’enchanter, quitte à bousculer le fonctionnement interne.

  • des prises d’initiative. Chacun sait comment améliorer son travail, sans parler d’argent. Mais a-t-il le droit de le dire ? Permettez lui de le faire. 

  • une réduction de la charge de travail du manager. Le collaborateur fait, donc il sait. Le manager n’a plus besoin de lui dire quoi faire. Le manager doit aider le collaborateur à travailler sans entrave.

  • une augmentation du résultat. L’intelligence collective, la transparence sur l’activité, et la conscience des enjeux de l’entreprise font que chacun trouve des solutions pour faire mieux sans dépenser plus et ce, en permanence. Nous avons multiplié par 9 le résultat net de l’entreprise en 3 ans (64 K€ => 567 K€) avec ce simple détail. 

  • disparition des tensions. En basculant d’autorité à équipier, il n’y a plus de lutte des classes. D’autres détails seront à aménager pour réussir parfaitement ce point, cependant. 

  • le plaisir retrouvé de travailler. Lorsque chacun amène le meilleur de lui même dans l’aventure, travailler regagne du sens et redevient un plaisir.

    Les bénéfices ne s’arrêtent pas à cette comparaison avant / après. Dans un contexte de recrutement difficile, adopter une posture « je suis à ton service » se vend bien, notamment auprès de la génération millenials. 

    J’évoquerai dans mes prochaines lettres les outils qui permettent de travailler dans cette nouvelle posture. 

    Merci de votre attention.

2 - Mon entreprise peut elle évoluer en entreprise responsabilisante ?